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Chiang Mai et ses délices

- 23h34

Dernières modifications :

7 avril 2019 - 17h17

Le massage Thaï

Une des premières choses à faire en arrivant en Thaïlande, c’est probablement découvrir le massage traditionnel thai en se faisant masser dans une des nombreuses échoppes qui jouxtent la route du touriste. Une heure (ou plus) de détente, de surprise parfois, à la découverte de zones de tensions souvent insoupçonnées… Quand on me demande : que faire à Chiang Mai ? je conseille sans hésiter de prendre un cours, même bref, de massage Thai, massage des pieds, massage du ventre ou autre.

Pour moi, il y a eu un avant et un après : une meilleure connaissance du corps, des tensions qui le parcourent, et surtout des moyens pour les soulager, que ce soit pour moi ou pour les autres. Il y a beaucoup d’écoles de massage à Chiang Mai. Parmi les plus connues, on citera Sunshine massage school, Wat Poh, ATM… mais on peut aussi trouver des perles plus discrètes comme Jangira Traditional Massage, pour autant qu’on ne soit pas en quête d’un certificat. Pour 3500 BHT la semaine (soit environ 100 euro quand on a des frais de retrait exorbitants comme à la banque postale), on peut ainsi acquérir de bonnes bases de massage Thai.

Cette année, j’ai continué mon apprentissage avec le massage des pieds à la Ong school, à quelques minutes de vélo de la vieille ville de Chiang Mai. J’ai ensuite découvert le Chi Nei Tsang, en trois jours également, au Wat Pan Whaen dans le sud du « carré ». Comme beaucoup de formateurs, Joe enseigne depuis de nombreuses années, à la différence probable qu’il pratique clairement le massage de manière thérapeutique.

On peut suivre un cours avec lui et tout aussi bien venir observer les cours qui ont lieu dans une salle à l’étage, juste au dessus du « salon de massage » parmi les meilleurs marchés de Chiang Mai. Avec un peu de chance, il vous proposera de servir de modèle pour ses étudiants. Vous pourrez également venir pratiquer après votre formation, ce que je n’ai pas manqué de faire. Une fois quelques bases acquises, le plus important est certainement de pratiquer, encore et encore, pour parvenir à sortir progressivement du processus séquencé qui est enseigné, et adapter le massage selon les besoins. Pour cela, il est nécessaire de comprendre et bien repérer les lignes énergétiques, mais aussi de recevoir soi-même des massages.

Quelle meilleure occasion que celle d’un voyage en Thaïlande, où le massage est tellement populaire (pour les touristes tout le moins) et dix fois moins cher qu’en France ? Quand je baigne dans cet univers, je vis parfois des petites expansions de conscience, considérant alors ces pratiques comme essentielles à la vie, à ma vie. Je me vois alors masseur, j’imagine une autre vie que celle que je vis depuis quelques années, à la recherche de quelque chose que je ne peux nommer…

Se rendre à Chiang Mai

Si ce n’est pas par avion, ce sera généralement en train ou en bus qu’on rejoindra Chiang Mai depuis Bangkok. Le train couchette est souvent complet, car réservé plusieurs jours à l’avance par internet ou depuis la gare principale Hua Lamphong, au cœur de Bangkok. On peut alors facilement réserver, depuis son auberge, un bus « VIP » qui partira de kaoshan road, ou se rendre directement à Mochit bus terminal pour prendre son ticket pour Chiang Mai, ce que j’ai choisi de faire (j’ai pris le train puis j’ai marché jusque mochit).

Les prix varient suivant les horaires, et après m’être fait refuser la vente d’un ticket « non VIP » par une compagnie, j’ai changé de guichet et j’ai obtenu un billet classique avec Sombat Tour, en bus de jour (570 BHT). L’avantage, en journée, c’est de voir les paysages tout le long du trajet. L’inconvénient, en bus, c’est de rester sur les voies rapides et de ne pas pleinement profiter du décor comme ce serait le cas en train. J’ai été agréablement surpris par la qualité du bus : beaucoup d’espace pour les jambes, siège massant inclinable, écran personnel avec films et jeux, coussin tour de cou, couverture, repas à la pause de midi en échange du ticket de transport… et l’agréable sensation d’être le seul étranger dans le bus, en tous cas non asiatique. L’arrivée au terminal nord-est de Chiang Mai est bien plus agréable qu’avec le bus VIP que j’avais pris l’an passé, alors débarqués au milieu de nulle part au petit matin avec les taxis qui nous attendaient pour nous véhiculer jusqu’au centre à prix prohibitif (tout est relatif)

Se déplacer à Chiang Mai

Contrairement à Bangkok où ils sont omniprésents, il n’y a (quasiment) pas de taxi-meter à Chiang Mai. Les tuktuk sont, quant à eux, de la partie, dans leur version tricycle à moteur. On peut aussi voir quelques tuktuk non motorisés à l’ancienne, et quelques tuktuk électriques. Le songthaew est sans conteste le moyen de transport collectif le plus facile et le moins cher. C’est d’ailleurs indiqué clairement sur ces pick-up rouges : 30 BHT la course. Indiquez au chauffeur votre destination, il vous dira oui ou non, puis montez à l’arrière ou attendez le suivant.

Le scooter est, lui aussi, omniprésent. Bien qu’inutile au sein de la vieille ville (à moins d’être vraiment pressé), c’est mon moyen de transport de prédilection pour découvrir les environs. Attention toutefois aux contrôles de la police à la recherche de conducteurs étrangers ne possédant pas le permis de conduire international. Pour sortir ou entrer dans le carré de la old city, on évitera tant que possible la bordure de la vieille ville, et assurément la Taphae Gate où ils se postent systématiquement.

Branchez le GPS, prenez des petites rues pour débarquer sur cet axe principal juste avant un U-turn, ressortez-en illico, et vous aurez réduit drastiquement les chances de vous faire arrêter. L’amende serait de 400 ou 500 BHT et le papier délivré vous permettrait de rouler 3 jours sans avoir à payer à nouveau. Pour éviter ce stress, je vous recommande bien évidemment de demander votre permis international bien à temps avant votre départ, ou d’envisager que votre périple puisse vous coûter plus que le simple prix de la location du scooter à Chiang Mai (à partir de 99 BHT chez Bamboo bikes).

Se déplacer en vélo à Chiang Mai

La surprise pour moi cette année, c’est la petite reine, qui s’invite en version « libre service » et « bon marché ». Pour 150 BHT le mois (il faut refuser l’offre par défaut et chercher dans l’appli) + les frais visa qui s’appliquent, vous circulez à Chiang Mai où et quand vous voulez, dans la limite de deux heures en continu. Bien que j’eus préféré donner mes sous à un « local », j’ai choisi cette option tellement moins chère que la location à la journée (50 BHT) et vraiment pratique. Il y a des mobike absolument partout, ce qui permet d’utiliser un vélo selon l’envie, faire un bout de trajet à pieds ou en songthaew, revenir en vélo, etc. J’ai dénombré trois modèles en circulation :

  • Gris lettré orange : parfois un éclairage led sous le panier, pas de vitesses, réglage de selle insuffisant si on mesure plus d’1m70
  • Orange et blanc : parfois un éclairage sur le panier, bonne hauteur de selle jusque 1m80
  • Blanc et orange avec un lettrage différent, look plus moderne : probablement le dernier modèle, avantages du précédent avec 3 vitesses, ce qui est franchement intéressant.

Pour utiliser le mobike, c’est tout simple : téléchargez l’application, inscrivez-vous, choisissez l’abonnement que vous souhaitez. Ensuite, dès que vous voyez un vélo que vous voulez utiliser, appuyez sur « déverouiller » pour scanner le code QR avec le Bluetooth activé et attendez quelques secondes. Un bip annonce l’ouverture du cadenas. Une fois arrivé à destination, verrouillez le cadenas, attendez le bip, et ne vous en souciez plus ! L’application permet par ailleurs de visualiser tous les vélos disponibles à proximité ou non, et de réserver un vélo pour 15 minutes. L’inconvénient est de ne pas voir le code du vélo lors de la réservation, si bien que vous êtes rarement certain d’avoir réservé le super vélo à vitesses que vous avez repéré, le temps de faire une petite course.

La connexion internet en Thaïlande

Bien que le WiFi soit omniprésent et facile à obtenir (se poser dans un café, à la guesthouse…), il n’est pas toujours de bonne qualité, et pas vraiment sécurisé. J’ai donc rapidement fait le choix de prendre une carte sim thai avec données mobiles. Les deux opérateurs principaux sont AIS et True. J’ai choisi AIS, un mois illimité pour pour 140 BHT soit environ 4 euro. J’ai été content d’avoir choisi aussi l’option 20 minutes d’appels pour 20 BHT, que j’ai utilisée par deux fois. Bien demander lors de l’achat à ce qu’on vous configure correctement le système, aussi pour le super wifi disponible à certains endroits. C’est notamment le cas au centre commercial Maya à Chiang Mai, au dernier étage duquel se trouve le Camp, espace de travail partagé climatisé.

Manger à Chiang Mai et en Thaïlande

Le plat thaï le plus connu est certainement le pad Thai, mélange de nouilles de riz, légumes, tofu et œuf. Un autre plat de prédilection, le Khao soi, nouilles croustillantes avec légumes et autres réjouissances baignant dans un bouillon épicé. On en trouve un peu partout, mais il semblerait que les thai raffolent du MSG, le glutamate, saloperie industrielle addictive et stimulante du système nerveux, qu’on trouve aussi dans la plupart de nos chips. Certains restaurants on donc fait le choix de ne pas utiliser de MSG et le font savoir. C’est généralement le cas des restos vegan.

Je recommande le Bodhi Tree qui propose de très bons plats confectionnés à partir d’ingrédients bio à prix raisonnable (50-100 BHT les mets courants). Ils s’approvisionnent notamment au JJ market qui se tient les samedi et dimanche matins au nord est non loin de la super highway. Si vous y allez, profitez en pour faire une halte au magasin de vêtements de seconde main sur votre gauche une fois sortis de la vieille ville par le coin nord est.

Si vous êtes en quête d’une bonne cantine généreuse et bon marché, je vous conseille de découvrir le resto végétarien sino-thai dans la partie sud de la vieille ville. Pour 35 BHT on a une belle assiette de riz avec deux choix de légumes et champignons tout à fait succulents, parmi les assortiments proposés. Mention spéciale aussi à Thierry qui s’est installé en Thaïlande voilà quelques années et qui y a importé le savoir-faire et la convivialité liégeois avec, notamment, le boulet frites (avec double cuisson bien entendu), qui manque ma fois un peu de verdure.

Quand on a la chance de débarquer dans une guesthouse qui dispose d’une cuisine en libre accès on en profite évidemment pour se cuisiner ses petits plats selon l’envie. C’est le cas à la Giant house où je suis resté presque tout mon séjour cette fois. Les jus, shakes, smoothies font légion également, avec de grandes disparités de qualité et de quantité de matière première. Certains rajoutent du sirop voire du sucre, pour un shake de mangue ou d’ananas, ce n’est franchement pas indispensable ! Par contre, j’ai testé le shake de fraises sans sucre, pas terrible. Il est très facile de se procurer des fruits en rue, et là aussi, le prix peut varier comme pour les bananes qu’on trouvera dans le meilleur des cas à 10 BHT le régime bien mûr dans une ruelle, et jusque 40 BHT voire plus à d’autres endroits. ⁣Envoyé par BlueMail ​

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