Osons la joie !

Le mariage

- 17h36

Dernières modifications :

10 novembre 2018 - 17h42

Je crois que je me suis marié parce que j’étais en recherche de stabilité affective. J’espérais que le mariage apporterait une sorte de confiance au sein du couple qui permettrait d’apaiser certaines difficultés. Ce n’est évidemment pas la seule raison, mais c’est une illusion qui s’est révélée par la suite. Que représente le mariage pour moi aujourd’hui ?

Le mariage, une croyance ?

Au sens où on l’entend habituellement, le mariage est pour moi contraire au principe de base de la vie : l’impermanence. Le mariage est une sorte de conditionnement culturel qui me semble de moins en moins adapté à l’évolution de la société telle que je la perçois. Cela revient, in fine, à le considérer inadapté à la lumière de ce que je perçois de moiau regard de mon expérimentation personnelle de la vie.

Le mariage est donc pour moi une sorte de pari sur l’avenir, une croyance (dans lesquelles interviennent les émotions), mais aussi un moment magique de fête et de témoignage, de reconnaissance publique de l’amour qui me traverse.

Finalement, la promesse que j’ai faite lors de mon mariage est l’extériorisation de ce que je ressentais et croyais à ce moment précis, et je n’ai pas souhaité me maintenir dans un système relationnel qui ne me convenait plus après avoir pourtant essayé d’améliorer les choses.

C’est comme quand j’ai la joie de planifier un projet, une rencontre, un voyage… ce que j’expérimente dans l’instant c’est la joie. Si j’alimente cette joie de manière conditionnée à l’événement auquel elle se rapporte, il y a de fortes chances pour que tout le processus soit remis en cause et jeté à la poubelle une fois que la joie est partie. C’est alors un échec. Et pourtant, j’aurai ressenti tellement de belles choses entre-temps !

Le travers, en résumé, serait de s’accrocher aux expériences, agréables comme désagréables, de les croire immuables, ou encore inéluctables. Je ne doute pas qu’il existe des mariage durables et heureux et c’est chaque fois touchant de rencontrer des personnes qui le vivent après de nombreuses années.

Conclusion

Je n’ai jamais regretté de m’être marié, je n’ai jamais regretté le temps où j’étais marié, je n’ai jamais regretté d’avoir divorcé, et j’aurais tendance à dire que je ne le regretterai jamais… ce serait pourtant tomber dans le piège précité !

Aujourd’hui, je me marierais à nouveau volontiers, mais pas de la même manière, ni pour promettre à l’autre que je serai de manière privilégiée à ses côtés dans les joies comme dans les peines… alors, pourquoi ?

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