Osons la joie !

Ces différences dépaysantes

- 14h36

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13 août 2017 - 14h37

Je (me ?) partage ici quelques observations, quelques différences qui forment avec bien d’autres encore, ce qu’on peut appeler un choc culturel. Bien que tout ceci mène à l’introspection, (voir états d’âme à Pakbeng) je livre ici quelques aspects pragmatiques de la vie telle que je l’observe et je la vis. 

La chaleur

Lors des canicules, en Belgique ou en France, en sortant d’un magasin avec air conditionné, je me demande souvent « qui a laissé le four ouvert ??? » et je ne suis probablement pas le seul. En débarquant à Bangkok j’ai vite compris que j’allais vivre dans un four pendant quelques temps ! Par moments j’ai eu l’impression de m’acclimater, tandis qu’à d’autres la chaleur devenait une véritable source de souffrance. Mais cela fera plutôt l’objet d’un autre article, plus introspectif. 

La chaleur et l’humidité relative en ce debut de mousson, véhiculent des odeurs parfois très prononcées. Se balader à Bangkok à pied un soir aura été un véritable festival des odeurs, puis bien entendu des saveurs ! 

Nourriture

En Thaïlande, on dirait qu’il est possible de manger partout. On ne compte plus les petites échoppes qui proposent toutes sortes de plats à base de riz en grains ou en pâtes (les noodles) à commencer par le fameux pad Thai. A l’éternelle question « spicy ? » on répond generalement middle spicy histoire de ne pas prendre le risque de finir la gorge arrachée par la sauce maison aux piments. Ceci étant on a l’impression de s’habituer, mais est-ce vraiment le cas ? On peut manger à tous les prix, et ce n’est pas forcément le prix qui fait le plat ! On n’est pas habitués à manger au « resto  » tous les jours, et même si ce n’est pas cher, sur un voyage de plusieurs semaines on préfère rester attentifs aux petites économies ! Parfois on se lâche un peu et on le fait vraiment à l’instinct, à l’ambiance plutôt qu’à la meilleure affaire et ça fait du bien.

Chaussures

En Thaïlande, il est de coutume d’enlever ses chaussures lorsqu’on entre dans un bâtiment quel qu’il soit, et plus particulièrement les temples pour lesquels on n’a clairement pas le choix. Il faut dire que la plupart des Thaïlandais se baladent en sandales vu le climat, et que c’est autrement plus facile pour eux de les déposer, contrairement aux touristes qui peuvent être équipés de chaussures de marche bien fermées et lacées. Il est amusant de rencontrer de temps à autre des panneaux qui nous invitent à garder nos chaussures au pied ! On le relit deux ou trois fois histoire d’être certain d’avoir bien compris, puis on s’engage dans le lieu, curieux de découvrir les raisons de cette étrange invitation. 

Toilettes

Les toilettes sont amusantes, toujours assorties de la douche dans une seule et même pièce. La plupart du temps, elles ne disposent pas de chasse d’eau. Un tonneau plastique que l’on remplit au pommeau de douche jouxte le cabinet et on « fait la chasse » à l’aide d’un récipient caractéristique, en plastique lui aussi. Quant au papier, il a été introduit récemment, tout comme le WC occidental assis, et les canalisations ne sont pas adaptées à l’évacuation de celui-ci. On le jette donc dans la poubelle. En effet, alors qu’on place en évacuation du PVC de 90 mm voire 100 mm par chez nous, c’est du 50 mm dont ils disposent, à vue de nez. La coutume Thai, tout comme dans bien d’autres pays certainement, est de se rincer avec une petite douchette réservée à cet effet, après usage. Au delà des économies de papier, ce serait bien plus hygiénique ! En gros, plutôt que de s’essuyer, on se mouille quand on va aux toilettes Thai ! 

Circulation

En Thaïlande, dans les villes que nous avons visitées nous avons vu beaucoup de circulation de manière générale. Beaucoup de scooters, une proportion importante de taxis et tooktook, peu de vélos. On roule à gauche. Les feux de circulation semblent indicatifs pour les deux roues et parfois pour les voitures aussi, qui n’hésitent pas à se lancer lorsque la voie semble relativement libre. Les passages pour piétons, eux, font clairement office de décoration. Pour traverser la rue, il s’agit d’être attentif et déterminé, pour s’insérer entre deux véhicules, adapter le rythme pour signaler aux conducteurs qu’on s’impose ou pour qu’on me laisse passer lorsqu’il y a plusieurs files… En aucun cas espérer qu’on s’arrête spontanément pour nous laisser passer ! Une technique que nous avons utilisée dès notre arrivée à Bangkok, c’est évidemment l’observation des locaux et la traversée en groupe. Finalement, dans ce joyeux bordel, très peu de coups de klaxon, comme si la circulation se réglait dans une certaine sérénité malgré son apparente ferveur. Je me suis dit quelques fois que cela me demandait de développer mon attention, un bon entraînement pour être présent à ce qui m’entoure, et que c’était une bonne chose. 

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