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Pourquoi je ne serai pas pranique

- 08h54

Dernières modifications :

4 juin 2017 - 15h58

Je ne serai pas pranique parce que je le suis déjà, comme chacun d’entre nous. Aujourd’hui, je réalise que mon chemin pour parvenir à ce que j’ai considéré un temps comme un objectif, est un véritable parcours initiatique au centre duquel se trouve le lâcher prise. Par conséquent la première chose à faire pour moi est de lâcher prise par rapport au souhait que j’avais d’expérimenter le pranisme ! Et puis, qu’est-ce que le pranisme, si ce n’est une étiquette de plus sur une pratique, une caractéristique, un fonctionnement particulier de certains humains ?

Septembre 2016, je débute un genre d’expérience alimentaire, dont je parlerai probablement dans un autre article ou dans mon autobiographie, et dont la substance se trouve dans la vidéo qui précède ce paragraphe. Au cours de ces processus (il y en a eu d’autres), j’ai expérimenté des sensations et des états particuliers de conscience, que l’on peut vivre de temps à autre sans pour autant cesser de manger et de boire, ou à l’inverse, en prenant des substances qui nous y invitent !

Je tiens à préciser… que je ne bois quasiment plus d’alcool ni de café depuis le mois de mai 2016, et que je n’ai jamais souhaité tester des voyages chamaniques ou autres, alors que j’en ai pourtant eu l’occasion. J’étais déjà convaincu qu’il ne me serait pas nécessaire, et probablement dangereux pour moi d’utiliser des substances en vue d’accéder à d’autres pans de ma réalité.  

J’en viens à comprendre que le pranisme est à la fois une réalité et à la fois un leurre de l’être humain qui cherche à se rassurer constamment. Lui, il, est pranique. C’est possible. Mais non, ce sont des menteurs. Moi je ne pourrais pas. En gros, on passe notre temps à chercher à comprendre, à nommer les choses, à les figer, à se positionner… pour comprendre enfin que si j’expérimente le pranisme, c’est bien parce que j’ai un problème avec la nourriture. Depuis quelques temps,  je ne la cachais plus, cette relation compliquée entre elle et moi ! Et je cherchais, encore et encore, comment l’améliorer. 

C’est d’ailleurs ce que disent généralement les personnes praniques dans leurs témoignages, mais d’une autre manière, comme Alyna Rouelle, notamment : pour devenir pranique, il faut aimer manger ! In fine il s’agit de se nourrir véritablement d’une autre manière, ce qui nécessite une sorte d’association entre patience et gourmandise. 

Depuis quelques mois, quelques années même, j’entreprends un long chemin conscient vers le bonheur, vers la résolution de mes difficultés de vie, comme par exemple cette fameuse relation à la nourriture. Dans ce chemin, j’expérimente des choses, et chaque bouleversement, chaque transformation intérieure libère des espaces en moi qui changent mon regard, mes perceptions, mes attitudes… J’en viens par conséquent à poser des choix, des actes, des paroles plus surprenants les uns que les autres, ce qui entraîne de nouvelles sensations, de nouvelles perceptions et par conséquent de nouvelles… réactions, de ma part comme de celle de mon entourage !

je serai pranique ou pas

Il s’agit donc d’un subtil équilibre à trouver constamment entre la paix et l’engouement de mes nouvelles compréhensions et mes nouvelles capacités d’une part, et mon entourage, le contexte social voire existentiel d’autre part. Comme adapter mon monde intérieur au monde extérieur dans une subtile interpénétration au sein de laquelle il est essentiel pour moi d’accepter de laisser de côté certains concepts, certaines visions, représentation des choses, sans quoi le décalage est trop grand et on ne se comprend plus !

Et quand on ne se comprend plus, la folie et le tourment s’installent, et on peut terminer à l’hôpital, dans un espèce de scénario au sein duquel celui ou ceux qui sont restés les plus adaptés à la société envoient celui qui ne l’est pas !

La personne pratique serait donc une personne ayant probablement nourri suffisamment ses nouveaux mondes intérieurs successifs, en adéquation relative avec l’extérieur, que pour en arriver à ce stade de ne plus manger ni boire pendant des mois, des années bien souvent. Tout au long de ce beau voyage, elle acquiert des capacités extra-sensorielles, des facultés de guérison et bien d’autres choses encore, et doit développer constamment son humilité et une sagesse intérieure indispensable à sa propre survie dans cette identité toute particulière !

Je me sens à ce jour encore trop fragile par rapport à mon entourage et au monde extérieur, que pour aller plus en avant, dans cette démarche pranique. Et fragile ne veut dire qu’il serait bon que j’acquière de la force, mais bien de la sagesse, car dans la mesure où je considère que toute chose devient utile et source d’apprentissage, je me dois de considérer toute remarque, toute réaction de mon entourage comme telle. Cela ne veut aucunement dire qu’ils ont raison, mais plus simplement… c’est là.

Et donc témoigner et récolter les retours les impressions afin de m’y retrouver confronté et m’enrichir continuellement. Quelle situation inconfortable mais ô combien nourrissante lorsqu’elle est vécue dans la joie et la sérénité ! 

Je serai pranique ou je ne le serai pas, finalement cette question n’est plus là. J’avance, tranquillement, avec fougue parfois, au sein de ce fonctionnement qui m’est propre, ayant encore bien souvent besoin de passer par ce qui peut sembler, de l’extérieur, comme étant des extrêmes. Comprenez qu’au moment où je le vis, ou j’expérimente, ce n’est pas le cas, c’est bien pour moi d’un chemin progressif dont il s’agit. Il est tellement subtil, tellement délicat d’interpréter le chemin de l’autre, et j’aimerais tant parvenir à cela, respecter celui d’autrui !

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